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Read this page and you will find some really cool stuff to do with mini-beasts in your garden ! Schools in 12 countries from the seven continents have said that they will participate. [...] read more


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Bienvenue / Welcome

Le 24 janvier 2006, l’équipe de l’école primaire Jean Moulin d’Angoulins (France) a initié un projet Européen Comenius de développement scolaire concernant « la scolarisation des enfants à besoins particuliers dans les classes ordinaires». Ce projet a reçu au mois de juin l’acceptation de l’Agence Française Socrates ainsi qu’une appréciation encourageante. Cependant, il n’a été validé que dans deux pays : la France et la Roumanie. Nous nous mettons donc en quête de nouveaux partenaires européens.

On the 24th of January 2006, the team of primary school Jean Moulin (France) became coordinator of an European Comenius school development project about “the inclusion of special needs pupils in ordinary classes”. This project received the agreement of the French Socrates Agency along with a comforting appreciation. However the project has been accepted in two countries only: France and Romania. So from now on we are looking for new European partners.

Ave magistra, ave magister, l'équipe de l'école d'Angoulins / The team of Angoulins school
Mercredi 19 septembre 2007
Les candidatures de la France et de l’Allemagne ont été acceptées ; malheureusement, comme l’an passé, nous ne sommes que deux pays à pouvoir participer au projet, ce qui est insuffisant. Nous ne nous décourageons cependant pas, le projet va être relancé, et nous vous donnons rendez-vous dans un an, nous l’espérons pour de bon cette fois-ci !

French and German applications have been accepted but unfortunately, we are only two countries participating in the project which is not enough to start it. However, we do not despair and we will start a new one soon so we plan to meet you again next year and for god this time!
Par Nadine / Angoulins School - Publié dans : News
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Samedi 21 juillet 2007
La candidature française a été acceptée par l'Agence nationale ! Nous attendons maintenant les résultats des autres partenaires ...

The French candidature has been accepted by the national Agency ! Now we're waiting for the reports concerning the other partners ...
Par Angoulins School - Publié dans : News
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Vendredi 30 mars 2007
Notre projet européen Comenius a enfin été envoyé à l’agence. Pour le moment nous sommes six pays à participer : l’Allemagne (Neckarlsum) qui est l’école coordinatrice, l’Italie (Florence), la Roumanie (Bucarest) nos partenaires de l’année dernière qui reprennent le projet avec nous, la Turquie (Kahramanmaras) où a eu lieu la visite préparatoire, le Royaume-Uni (Leigh-on-sea) et la France avec l’école Jean Moulin (Angoulins, près de La Rochelle).
Le sujet, cette année, est très proche de celui de l’année dernière ; nous avons juste eu à apporter quelques modifications pour inclure le travail de l’équipe allemande qui se situe en partie en amont de la scolarisation proprement dite et concerne des enfants mentalement ou physiquement handicapés.

Voici le résumé du projet tel qu’il apparaît cette année :

Nous nous proposons de travailler sur les difficultés que pose la scolarisation des enfants à besoins particuliers dans l’école ordinaire ainsi que sur les possibilités d’intervention précoces concernant des enfants de ce type. Nous entendons le terme de besoins particuliers au sens large : le sujet concernera la déficience mentale moyenne ou légère, les troubles de la personnalité, les troubles du comportement et la violence, ainsi que tout ce qui engendre une forme d’exclusion (obésité, difficultés socio-familiales, appartenance ethnique…)
Il s’agirait d’élargir la réflexion grâce à l’expérience diversifiée de l’ensemble des partenaires européens afin de trouver des pistes qui rendraient cette scolarisation plus efficace sur le plan des apprentissages et sur celui de l’insertion socio-culturelle de ces enfants ; parallèlement, cela permettrait aussi un échange de pratiques qui aiderait les enseignants à mieux faire face aux difficultés rencontrées avec ce type d’élèves et à enrichir leurs méthodes d’enseignement et d’intervention.
Le but est de trouver le meilleur environnement possible pour garantir une progression personnelle à chacun de ces enfants, tout en respectant les structures scolaires et les axes de travail des pays européens participant au projet.

Si quelqu’un souhaite participer à notre réflexion, qu’il n’hésite pas !

At last, the European Comenius project has been sent to our Agency. At the moment we are six countries participating in the project: Germany (Neckarlsum that is the coordinator school), Italy (Firenze), Romania (Bucaresti) our partners of last year, Turkey (Kahramanmaras), where the preparatory visit took place, United-Kingdom (Leigh-on-Sea) and France with our school Jean Moulin (Angoulins near La Rochelle).
The subject of this year is much close to the last year one, we just had to put some modifications to include the German team’s work which is situated partly before school entrance for mentally or physically disabled children.

Here is the summary of the project 2007:

Our aim is to work on the difficulties that the inclusion of special needs pupils in an ordinary school present along with the possibilities of early intervention concerning such children. We understand the term of particular needs in a broad sense and the subject will concern average or light mental deficiency, personality or behavioural troubles, violence as well as all which leads to a form of exclusion (obesity, socio familial difficulties, ethnic communities inclusion…)
The matter will be to enlarge the reflection thanks to the diversified experiences of all European partners in order to find out how this inclusion is possible and what could turn it into a more efficient action concerning these children's learning and their socio cultural insertion; at the same time, it would be an attempt to exchange ways of teaching that could help teachers to face the difficulties they have with that kind of pupils and to improve the quality of their teaching methods.
The point is to find out the best environment possible to guarantee a personal progression for each child while being mindful to the European partners’ school structures along with their political direction of work.

Now, if you want to participate in our reflection, do not hesitate!
Par Nadine - Publié dans : News
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Samedi 17 février 2007
Les participants sont arrivés cet après-midi, accueillis par nos partenaires turques, premier repas en terrasse face au lac d'Adana avant le départ vers Kahramanmaras. Bon séjour ! On veut des photos ...

The participants arrived this afternoon, and they have been welcomed by our Turkish partners. They had their first meal outdoor, face to Adana's Lake before their next trip to Kahramanmaras. Have a nice stay! We want Photographs ...
Par Angoulins School - Publié dans : News
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Jeudi 8 février 2007
Et voilà ! Nous (c’est-à-dire Christine et moi) partons en Turquie pour une visite préparatoire dans le cadre de notre projet Comenius sur la scolarisation des enfants à besoins particuliers. Nous allons rencontrer des partenaires qui viennent d’Allemagne, d’Italie et peut-être de Lituanie et, bien sûr, faire la connaissance de l’équipe turque.
La rencontre aura lieu a Kahramanmaras (à 250 km au nord-est d’Adana) et elle durera cinq jours (du 17 au 22 février) afin que nous puissions discuter du projet et échanger nos points de vue ainsi que nos expériences personnelles.
Par ailleurs, nous sommes heureux d’accueillir deux nouveaux partenaires dans le projet, Bob de l'Essex en Grande-Bretagne et Pepa de Cadix en Espagne.
Nous resterons en contact avec eux, ainsi qu’avec les enseignants de Roumanie qui ne peuvent pas se rendre en Turquie, par l’intermédiaire d’Internet durant tout notre séjour à l’étranger.
A bientôt

Here we are! We (that is Christine and I) are going to Turkey for a preparatory visit concerning our project about special needs pupils. There, we will meet partners from Germany, Italy and perhaps Lithuania and, of course, the Turkish team.
The visit will take place in Kahramanmaras (250 km north east of Adana) and will last 5 days (from 17th to 22nd of February) so that we can discuss the project and exchange our points of view and knowledge.
Otherwise, we are very glad to welcome two new partners in the project, Bob from Essex in the United Kingdom and Pepa from Cadiz in Spain.
We will keep in touch with them, along with the Romanian teachers who cannot go to Turkey, through the Internet during our stay abroad.
See you soon
Par Nadine - Publié dans : News
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Mercredi 17 janvier 2007
Benvenuto a Giovana Masini, di Firenze ; siamo molto felici di accogliarla nel nostro progetto ed il nostro blog. Aspettamo buone notizie per la visita preparatoria. Scusi per gli errori, ho un poco dimenticato il mio italiano !
Par Angoulins School - Publié dans : News
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Dimanche 14 janvier 2007
The English original version of this passage is available in the book : The Mismeasure of man, 1981, 1996 by Stephen Jay Gould who is an American author.

Un lecteur du blog nous communique des extraits de La Mal-Mesure de l'homme (The Mismeasure of man, 1981, 1996), 1997 Editions Odile Jacob, livre de S.J. Gould où l’on retrouve les réflexions de Binet concernant la mesure de l’intelligence. En effet, il y voit une suite à l’article publié à ce sujet il y a quelques mois mais aussi une réflexion incontournable au regard du travail que nous faisons quotidiennement auprès des enfants déficients. Merci à Bernard Déchambre pour sa contribution. (NDLR)

Binet était avant tout un grand théoricien. De longue date il s'était intéressé aux théories de l'intelligence… Cependant Binet refusa de fournir la moindre interprétation théorique de son échelle d'intelligence, qui représentait pourtant le travail le plus important et le plus accompli qu'il ait accompli sur son sujet préféré.

Néanmoins, au delà de ce désir évident de supprimer les effets superficiels dus aux connaissances acquises, Binet se refusa à dégager la signification du chiffre qu'il attribuait à chaque enfant. L'intelligence, affirmait-il avec force est trop complexe pour qu'un seul nombre puisse la définir. Ce chiffre qu'il appellera plus tard QI, n'est qu'un guide empirique, grossier, conçu dans un but pratique bien limité. Cette échelle permet, non pas à proprement parler la mesure de l'intelligence – car les qualités intellectuelles ne se mesurent pas comme des longueurs, elles ne sont pas superposables" (1905).

En outre, ce chiffre n'est qu'une moyenne de plusieurs tests, non une entité en lui-même. L'intelligence, nous rappelle Binet, n'est pas une chose unique, mesurable, comme peut l'être la taille d'un individu. Il sent nécessaire d'insister sur ce point, car plus tard, pour simplifier son propos, il sera amené à parler d'un enfant de huit ans ayant l'intelligence d'un enfant de sept ou de neuf ans et ces expressions, si on les accepte arbitrairement, peuvent donner lieu à des illusions. Binet était trop bon théoricien pour tomber dans l'erreur logique que John Stuart Mill avait dénoncée, "croire que tout ce qui reçu un nom doit être une entité ou un être ayant une existence propre."

Les réticences de Binet étaient aussi d'ordre social. Il redoutait particulièrement que cet instrument, si l'on en faisait une entité puisse être perverti et utilisé comme une étiquette indélébile, plutôt que comme un guide permettant de sélectionner les enfants ayant besoin d'aide. Il s'inquiétait que les maîtres d'école au "zèle exagéré" puissent se servir du QI comme d'une excuse commode : "ils paraissent se faire le raisonnement suivant : "voilà une bonne occasion de nous débarrasser des enfants qui nous gênent", et sans aucun esprit critique ils désignent au hasard tout ce qu'il y a de turbulent ou d'apathique dans une école".(1905). Mais il craignait plus encore ce qu'on a appelé la "prophétie qui s'accomplit d'elle même". Placer une étiquette sur un enfant peut entraîner son instituteur à prendre une certaine attitude et l'enfant lui-même à adopter un comportement conforme à la prévision.

"Il est vraiment trop facile de découvrir les signes d'arriération chez un individu quand on est prévenu. Autant opérer comme ces graphologues qui du temps où l'on croyait Dreyfus coupable découvraient dans son écriture les signes d'un traître ou d'un espion. Sganarelle aussi, dans le Médecin malgré lui, trouvait mauvais le pouls d'un homme qu'il croyait malade." (1905).

Non seulement Binet s'interdisait d'assimiler QI et intelligence innée, mais encore il refusait de le considérer comme un moyen de classer les élèves selon leur valeur mentale. Il conçut son échelle métrique dans le seul cadre de la mission dont l'avait chargé le ministère de l'Instruction, c'est à dire de reconnaître les enfants qui avaient subi des échecs scolaires et qui relevaient de systèmes d'éducation spécialisée – ceux que l'on appellerait aujourd'hui des dyslexiques ou des arriérés mentaux légers. "Nous sommes d'avis, écrivait Binet (1908) que les plus précieuses applications de notre échelle ne seront pas pour le sujet normal, mais bien pour les degrés inférieurs de l'intelligence". Quant aux causes de ces faibles résultats, Binet refusait d'échafauder des théories à ce sujet. Ses tests, en tout cas, ne pouvaient pas apporter de la lumière là-dessus.

Mais Binet était certain d'une chose : quelle que soit la cause des faibles résultats obtenus en classe, le but de son échelle était de détecter afin d 'apporter de l'aide et des améliorations, non de cataloguer pour imposer des limitations. Certains enfants pouvaient bien être congénitalement incapables d'une réussite normale, mais tous pouvaient s'améliorer s'ils bénéficiaient d'une aide spéciale.

Les héréditaristes considèrent leurs mesures de l'intelligence comme des jalons marquant des limites innées et permanentes. Les enfants qui ont été ainsi étiquetés devraient être triés, soumis à une formation adaptée à leur hérédité et dirigés vers les professions s'accordant à leurs possibilités biologiques. Les tests mentaux constituent ainsi une théorie des limites. Les antihéréditaristes comme Binet font passer les tests pour mieux connaître les enfants et les aider. Sans nier le fait évident que tous les enfants, quelle que soit leur formation, ne deviendront pas des Newton ou des Einstein, ils insistent sur l'importance de l'éducation créatrice pour améliorer les résultats obtenus par tous les enfants et cela souvent dans des proportions importantes et inattendues. Les test mentaux forment ainsi une théorie servant à accroître le potentiel des individus à travers une éducation appropriée.

"Je sais par expérience que beaucoup de maîtres semblent admettre implicitement que dans une classe où il y des premiers il doit y avoir aussi des derniers, que c'est là un phénomène naturel, inévitable, dont un maître ne doit pas se préoccuper, comme l'existence de riches et de pauvres dans la société. Quelle erreur encore !…"(1909).

Les enfants que signalaient le test de Binet devaient être aidés, et non étiquetés de manière indélébile. Binet fit des suggestions pédagogiques dont de nombreuses furent réalisées. Il croyait avant tout que l'éducation spécialisée devait être adaptée aux besoins individuels des enfants défavorisés.: elle devait se fonder "sur leur caractère, leurs aptitudes, et sur la nécessité de s'adapter à leurs besoins et à leur capacités" (1909). Binet recommandait de petites classe de quinze à vingt élèves, chiffres qu'il faut comparer aux soixante à quatre-vingt enfants qui s'entassaient alors dans les classes des écoles publiques des quartiers pauvres. En particulier il; était partisan de méthodes éducatives spéciales comprenant un programme préparatoire qu'il appelait "orthopédie mentale".

"Ce qu'il faut d'abord leur apprendre ce ne sont pas telles et telles notions, si intéressantes qu'elles soient ; il faut leur donner des leçons d'attention, de volonté, de discipline ; avant les exercices de grammaire, il faut les assouplir dans des exercices d'orthopédie mentale, il faut en un mot leur apprendre à apprendre" (1908).

(suit ici une description des certains exercices physiques propres à développer la volonté l'attention et la discipline, que Binet considérait comme des préalables à l'étude des sujets scolaires, en particulier "l'exercice des statues")

Binet se réjouissait des succès remportés dans ses classes spéciales (1909). Selon lui les élèves qui en avaient bénéficié avaient accru non seulement leurs connaissances, mais aussi leur intelligence.


En résumé, Binet a insisté, à l'adresse de ceux qui voudraient utiliser ses tests, sur trois principes essentiels :

1/ Le résultat obtenu est un simple outil ; il ne vient étayer aucune théorie de l'intellect. Il ne définit rien d'inné ou de permanent. Il ne convient pas de désigner ce qu'il mesure sous le nom d'intelligence ou de quelque autre entité.

2/ L'échelle est un guide empirique, grossier, servant à signaler à l'attention des éducateurs des enfants légèrement attardés ou dyslexiques, ayant besoin d'une aide spécialisée. Ce n'est pas un outil pour classer les enfants normaux.

3/ Quelle que soit la cause des difficultés que rencontrent les enfants ainsi sélectionnés, il faut s'attacher avant tout à leur venir en aide grâce à un apprentissage spécial On ne doit pas tirer prétexte des faibles résultats obtenus à ces tests pour considérer ces enfants comme congénitalement inaptes.

Tous ses avertissements ont été négligés et ses intentions bafouées par les héréditaristes américains qui transposèrent son échelle sous forme écrite et en firent un instrument d'usage général servant à tester tous les enfants. Si les principes de Binet avaient été suivis et ses tests utilisés comme il les avait conçus, nous aurions fait l'économie d'un des abus scientifiques majeurs de ce siècle.

Extraits de Stephen Jay Gould, La Mal-Mesure de l'homme (The Mismeasure of man) 1981, 1996, 1997 aux Editions Odile Jacob, Chapitre IV
Par Bernard Déchambre - Publié dans : Pugillaris Works
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